Témoignages de voyageurs
Vous trouverez ici les témoignages, de voyageurs ayant participer a des treks avec Horsetrails et qui nous ont fait l'amitiés de témoigner avec leurs mots de ce qu'ils ont vécu durant leur voyages. Chacun avec sa vision chacun avec ses impressions.nos formules
Laëtitia & Giovani
Sur les huits mois de voyage à travers l'Asie, je peux dire sans risquer de me tromper que le passage chez Pujee, Xavier et Olivier a été le moment le plus fort, le coeur du voyage, ce à quoi on repense avec des étoiles dans les yeux. La Mongolie est sans conteste un pays tout à fait particulier où la mentalité nomade flotte dans l'air et où la beauté des paysages est difficilement descriptible.
Bon, pour être complètement honnête, j'étais loin d'être une cavalière accomplie, il y a donc eu des moments difficiles - pour les fesses surtout ! - mais je me souviendrais toujours le jour où nous sommes sortis de Kharakhorin pour passer dans la vallée de l'Orkhon, verte, parsemée de yourtes - gers se prononce 'guère', en langue mongole -, à cheval avec le soleil, l'air et la lumière transparente de Mongolie, c'était parfait ... nous étions partis pour une semaine.

Puis il y eu les montagnes, le calme, les moustiques, les gens, l'accueil mongol incroyablement incroyable, les familles, les sourires, le monastère dans la montagne, les courbatures, les chevaux, l'apprentissage, le soleil, la pluie, le vent et de nouveau le soleil, le far ouest, la vie de cowboy ... Sans rire je me suis vraiment sentie tel Lucky Luke sur son fidèle destrier ... bon certes il y a eu des discussions musclées avec ledit fidèle destrier mais on s'est bien aimé à la fin ... je crois !
Cette expérience je la souhaite à tous les amoureux de la nature, des decouvertes, des expériences fortes et du mouton ! Que dire de plus sinon que pour un galop sur la steppe je suis prête a retenter l'expérience du terrible petit trot mongol !!! Un coup de coeur particulier à Dil gir nassan, la mère d'une des familles d'accueil avec qui j'ai eu un véritable contact humain plein de grâce, et que j'embrasse bien fort. Je pense à eux et j'espère que l'hiver ne sera pas trop rude. Voilã ! et je dis à tous ceux que je rencontre " allez zzzzzzi !!!! mais allez-y MAINTENANT !!!"
Et voila! Et merci Xavier pour nous avoir donné l'amour du cheval et de la Mongolie, c'est un bien beau cadeau !
Laëtitia & Giovani (été 2006 - formule découverte - )
Jérôme & Stéphanie
Quel beau voyage !!!
Nous sommes partis pour un trek de 9 jours au pays du ciel bleu, la Mongolie. Ce voyage était un rêve pour nous, surtout pour Jérôme, passionné de cheval.
Nous avons traversé la vallée de l'Orkhon et les montagnes du Khangai, accompagné de Xavier. Un 4X4 nous a précédé lors de ce trek avec Urnaa qui était notre cuisinière, Baljaa notre guide mongol et son père, notre chauffeur.
Les immenses vallées d'abord un peu sèches à coté de Kharakhorum et puis de plus en plus vertes dans le fond des montagnes sont magnifiques. Aucune clôture, les troupeaux de chevaux, de yaks, de chèvres et de moutons pâturent librement dans la vallée. Quel plaisir.
Nous avons découvert une richesse extraordinaire de paysages, chevauchant des vallées parsemées de rochers volcaniques, des montagnes, des rivières et les jolies chutes de l'Orkhon. Il y a aussi ce ciel si bleu et tous ces arcs en ciel ... Quel bonheur ...
Que d'émotions, quand le guide chante au milieu des immenses steppes avec juste le bruit des pas des chevaux, dans ces moments là, on oublie tous ses soucis loin de l'agitation de la vie moderne.
Presque seuls dans l'immensité mongole, nous aussi, nomades de quelques jours, nous régalons des plaisirs simples de la vie.
Comme dans tous les voyages, il y a des moments moins faciles, notamment la pluie, les orages, mais ils sont vite oubliés grâce à l'incroyable hospitalité des nomades.
Ce sont des gens ouverts, chaleureux, souriants, accueillants. Ils méritent vraiment d'être rencontrés. C'est très déconcertant de rentrer dans une yourte sans frapper, on rentre, on prend place, on nous sert à boire, à manger, tout ça avec beaucoup de gentillesse et de sourires.
Les chevaux, une des grandes satisfactions de ce voyage. Ils sont supers dociles et résistants, et aussi super gentils. Nous avons enchainés trots et galops dans les steppes, on peut aller n'importe où au moment où on le souhaite quel bonheur de se sentir en toute liberté ...
Si on pouvait résumer ce voyage en quelques mots :
Après avoir subi de gros écarts de températures, la pluie plusieurs fois et même la grêle, rencontré des gens vraiment très accueillants avec un coeur extraordinaire, partagé 9 jours avec un cheval, traversé des vallées, des steppes et des rivières sublimes, grimpé des montagnes, contemplé et apprécié le ciel bleu mongol d'une beauté jamais vue auparavant, observé des arcs en ciel, gouté à des plats typiques, passé du bon temps avec Urnaa, Baljaa et son père, croisé des centaines de chevaux, chèvres, moutons, vautours, milans noir, grues et autres susliks, observé et admiré la vie des nomades, nous rentrons de ce voyage contents et tristes à la fois de quitter ce magnifique pays (avec pleins de pincements au coeur), nous n'oublierons jamais tous ces beaux moments et nous espérons revenir au pays du ciel bleu et des chevaux mongols.
Nous remercions chaleureusement Xavier qui nous a également accompagné et fait partagé sa passion de la Mongolie et de la nature.
Nous saluons tout particulièrement Urnaa, Baljaa et son père qui sont des personnes de grande valeur et au grand coeur avec qui nous avons partagé de super moments.
Un grand remerciement au personnel du Morin Jim Cafeâ (Pujee, Tuya, Vincent et tous les autres) qui a été très accueillant et en particulier ã Pujee pour tout le travail qu'il réalise dans son si beau pays.
Jérôme et Stéphanie (été 2007 - formule "confort")
Eve & Marc
Fin janvier 2006, nous sommes partis pour 1 an nous balader autour de notre petite planéte. Partir pour ce genre de voyage commence par le choix difficile des pays que l'on veut voir car on a du mal à limiter ces envies ! Pour moi, passionnée de chevaux et de voyages, la mongolie était incontournable, un véritable rêve sachant que les chevaux y vivent en liberté, que les mongols sont encore un peuple nomade et que les espaces sont presque totalement vierges ... un des rares paradis d'authenticité qui reste encore à explorer.
Histoire de pousser l'aventure jusqu'au bout on tenait à voyager à cheval et sans guide afin d'être complétement autonomes et libres de nous arrêter au gré des envies et des rencontres. Par ailleurs Marc étant à VTT, il aurait été difficile à de cohabiter avec un guide peu habitué à ce genre de binôme.
Une fois sur place, trouver des chevaux à louer dans ces conditions n'a pas été une mince affaire ... les éleveurs étaient prêts à les vendre mais pas à les louer sans guide ... Je ne voulais pas les acheter car les déraciner de leur groupe juste pour 1 mois et les lacher 300 kms plus loin dans un autre troupeau où ils devront se réadapter me paraissait un peu égoiste et contraire à l'amour que j'ai des chevaux.
Aprés diverses tentatives vaines de locations à droite à gauche, on a atterri au Morin Jim Cafe de Kharakorum où nous avons enfin trouver 2 chevaux à louer, habitués aux randonnées, dociles et donc faciles à gerer pour une premiére expérience de voyage à cheval en autonomie. J'ai même pu en essayer plusieurs avant de faire mon choix, c'est toujours plus rassurant quand on part seuls pour la premiere fois pour plusieurs jours.
Ces 8 jours dans la vallée de l'Orkhon nous ont laissés un souvenir inoubliable qui reste encore à ce jour le meilleur de notre périple. Découvrir la steppe mongole à cheval est un excellent moyen de vivre au rythme du pays et d'attirer la curiosité des nomades avec qui les échanges, quoi que frustrant à cause de la barriére de la langue, sont à eux seuls des voyages. Chevaucher au galop en toute liberté, dormir sous la tente en pleine nature avec le seul bruit de la riviére et des chevaux qui broutent à nos cotés reste encore des moments de plaisirs simples et forts.
Bien sûr ces 8 jours ont été ponctues de quelques galéres comme le chargement du cheval de bât ou les orages capricieux de la vallée, mais la satisfaction et la richesse d'un tel voyage compensent largement les difficultés rencontrées. Cette aventure, a été largement à la hauteur de mes esperances, le rêve que j'imaginais est ainsi devennu réalite et maintenant je rêve à mon prochain séjour dans cette contrée sauvage et magique.
Eve & Marc (été 2006 - sans guide)
Florence
Vision d'une jument mongole
On vous a parlé des paysages, de l'accueil des familles, de la nourriture. Ils ont pas menti, c?est encore au delà de ça ! Mais il est grand temps de vous donnez le point de vue des chevaux. Ainsi, nous sommes allés les interroger après notre trek, voici comment ils ont vécu l'aventure :
« La veille du départ, on nous a rassemblés dans un pré. On était allé nous chercher dans nos différentes pensions, il fallait assurer : onze belges comptaient découvrir la Mongolie sur nos dos. Nous n?étions pas spécialement heureux de quitter la quiétude de notre steppe pour être monté par des débutants, alors nous avons décidé d'un jeu : celui qui aurait fait brouter l'herbe le plus grand nombre de fois à son cavalier aurait gagné. Moi, la jument, en serais l'arbitre !
Nous sommes arrivés le lendemain matin au campement d'hiver. Ils étaient tous là, nous attendaient. Nous nous jaugions eux et nous, sans aucun complexe. Eux étaient anxieux, nous connaissaient peu, essayaient tant bien que mal de repérer parmi nous les plus calmes, les plus dociles. Soumis, nous ? Une apparence, ils verraient rapidement qui mènera la danse !
Le chevelu est arrivé. Il s?est planté parmi nous, nous a désigné notre partenaire de jeu. Pour l?heure, je ne savais pas qui étaient les plus naïfs, les Belges, Horsetrails ou nous.
Ils se sont divisés en trois équipes, la première était composé des quatre plus autonomes presque adultes. La seconde comprenait le père, et deux de ses enfants ; l'ainé déjà adulte et la cinquième, seize ans. Une fille fragilisée par un regard trop différent porté sur le monde qui l?entoure. (Les humains ont dans leur jargon un terme bien mystérieux pour dire ça, autisme). Troisième groupe, la mère, les deux plus petits, dix et onze ans ainsi que la belle-fille.
Bref, on s'est quitté pour six jours, eux à force de cris pour se donner du courage, nous silencieux, posant les pronostiques sur leur prochaine déconfiture.
Eh bien, c'est raté ! Ils n'ont pas bouffé la moindre brindille.
Premier groupe, c'était prévisible. Ils étaient jeunes, robustes, leur seule faille était leur incompétence. Chaque matin, mes condisciples les retrouvaient un peu plus aguerris par les rencontres qu'ils avaient eues avec leurs hôtes. Lutte mongole, habit traditionnel et coutumes apprivoisées, ils se sentaient de plus en plus mongols et ça, pour un cheval, c'est redoutable !
Deuxième équipée, le seul qui a failli gagner est le collègue qui se farcissait le père. Il lui a concocté un petit trot de sa spécialité. à force d?airak, hélas, il a pris son mal aux fesses en patience. Il s?est rapidement soigné grâce à ce lait de jument fermenté dont il appréciait les différences dans chaque yourte visitée. Seul point positif pour nous : les poses furent nombreuses nos repas copieux !
Pas stupides, les deux enfants du troisième groupe qui, dans le dos du chevelu (c?était leur guide) s?exerçaient au galop que mes confrères leur octroyaient. Ils en ont bien ri, et pour tout vous avouer, nous aussi. Ces enfants se sont tout de suite sentis à l?aise sur le dos de mes compagnons, et ceux-ci n?ont pas rechigné leur plaisir à entendre leurs grands éclats de rire claquer sur leur épaule.
Au bout de six jours, nous nous sommes retrouvés bredouilles dans notre bête jeu, mais heureux, ô combien heureux d?avoir pu offrir à ces petits Belges la belle aventure qu?ils ont vécue.
Et eux ? Ravis, passionnés, prêts à recommencer. Ils garderont un souvenir indélébile de leurs soirées mongoles dans les familles, de l?airak et la vodka, de la traite des chèvres et des juments, de l?accueil impromptu dans les yourtes, des paysages à vous couper le souffle.
Matthieu Massei
Tout ca n'etait que le debut d'un long periple qui allait nous mener de familles en familles chaque jour, nous faire decouvrir un mode de vie et connaitre des emotions nouvelles, nous faire traverser un climat aussi instable que surprenant, passant parfois du Soleil brulant qui peut frapper la steppe l'apres-midi a de violents orages de grele.
Autre moment phare, l'arrivee chez les nomades. Chaque famille avait ses particularites, et nous avons passe des moments inoubliables avec chacune d'entre elles, mais la premiere fois reste gravee dans nos esprit. En effet, quel accueil simple et chaleureux. Quel plaisir d'enfin decouvrir ce mode de vie unique. Une vie parfois rude et rythme par la traite du troupeau et la cuisine, mais qui somme toute a aussi ses moments de joie et de rires. Un mode de vie qui se transmet depuis des millenaires et qui n'a pas change depuis l'epoque de Genghis Khan. Vivre des produits de son troupeau dans le plus grand respect du milieu naturel et profiter tout simplement avec les siens du temps qui passe.
Decouvrir ce peuple curieux, genereux, qui entre dans la yourte sans frapper et du pied droit s'il vous plait, ce peuple pour qui l'accumulation des liens sociaux ne semble pas avoir d'egal a ete une experience absolument exceptionnelle. Un peuple qui ne conquerira sans doute plus jamais d'aussi vastes etendues que ses glorieux ancetres, mais qui a d'ores et deja conquis nos coeurs.




